saint Antoine

Antoine le Grand ou connu aussi comme Antoine d’ÉgypteAntoine l’Ermite ou encore Antoine du désert  serait né vers 251 et mort vers 356 à l’âge de 105 ans (en savoir plus sur l’histoire de saint Antoine). C’est au moyen-âge qu’il devint petit à petit protecteur du bétail et on lui adjoignit, dans l’iconographie, un cochon.

Au mois de janvier, tant en Flandre qu’en Wallonie, de nombreuses localités honorent saint Antoine l’Ermite, mieux connu sous le nom de saint Antoine au cochon.

L’existence d’une confrérie de Saint-Antoine est attestée dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le sanctuaire est dédié à Saint-Antoine en même temps qu’à Saint-Pierre. La confrérie de l’époque organisait un pèlerinage très couru. Son origine se perd dans la nuit des temps. Le 17 janvier, il rassemblait à Blehen tous les campagnards des environs, tant flamands que wallons.

Certains anciens du village s’en souviennent et se rappellent qu’à l’issue de la grand-messe, sur le parvis, on débitait des têtes de porc qui étaient vendues aux enchères. Le prêtre bénissait les animaux présents et le pain, pain béni qui était ensuite distribué aux fidèles. Ceux-ci en consommaient une partie et en donnaient l’autre à leur bétail. La fête païenne suivait la célébration religieuse et durant cette kermesse d’hiver, bals, pékets, gaufres et tripailles faisaient bon ménage. Une chanson, en wallon, était alors sur toutes les lèvres, racontant d’une manière humoristique, le retour du saint sur terre.

Aujourd’hui encore cette chanson est reprise en chœur par les moines de la Confrérie de Saint-Antoine, dignes successeurs des temps de dévotion et d’amusement collectif d’antan…